jeudi 28 février 2013

Super-mamies


Le 3 mars c'est la fête des grand-mères et donc j'ai décidé de faire un article spécial pour l'occasion.
 
Ces derniers temps, les grand-mères s'organisent et font parler d'elles. Et oui !! Nos mamies sont jeunes dans leurs têtes, elles sont actives, elles sont modernes, elles sont in !! Pourquoi ?
 
Tout d'abord, parce qu'elles font des "mamies-festations"! Les mamies comme je les aime ne vont pas à des manifestations contre le mariage gay, comme on a pu le voir récemment .
Non, les mamies dont je parle, elles vont à la manif "I love ma Grand'mère"qui a lieu le 3 mars, place de la Bastille, à partir de 16h. A cette manif, on va faire la fête, on va danser, on va profiter d'être ensemble.  Les mamies  n' y revendiquent rien, juste de l'amour, des bisous et des câlins !! Trop mignonnes ces mamies ! Soutiennent le projet, une ribambelle de mamies-starlettes : Lucienne, icône de la mamif' et web-entrepreneuse; Mercotte, reine des fourneaux; Huguette, mamie-fouettard du petit écran; Chantal Goya, conteuse de talent ; les blagueuses de la "Minute Vieille"sur ARTE ainsi que la Djette Mamy-rock, star des platines ! Un grand Flash Mob sera organisé avec elles pour l'occasion ainsi bien sûr, qu'un bon goûter.
 
Ensuite nos grand-mères, elles font de la coloc'. Parce que c'est nul d'être seul dans sa maison à goûter avec Julien Lepers et  dîner avec Jean-Pierre Pernaut, les "Babayagas" (dixit "grand-mères" en russe) ont décidé de vivre ensemble. Leurs mots d'ordre : autogestion, solidarité, féminisme, citoyenneté et écologie. La maison sera partagée en plusieurs studios indépendants avec kitchenette et salle d'eau que chaque résidente pourra décorer à son goût. La maison aura des espaces communs : une salle de gym, une bibliothèque, une salle de réunion, une salle de réception, un petit jardin... L'objectif : trouver une alternative à la solitude et aux maisons de retraite. Les mamies adapteront l'appel aux aides extérieures à leurs besoins, en profitant de celles offertes par la ville de Montreuil ainsi que de la solidarité citoyenne.  La maison des babayagas abritera 20 personnes âgées et 4 personnes de moins de 30 ans dans un soucis d'aide intergénérationnelle. Cette maison qui sera située rue de la convention à Montreuil est en cours de construction !!!
 
Les mamies ont tellement le vent en poupe qu'on en fait aussi des oeuvres d'art !! C'est grâce à son petit fils photographe, Sacha Goldberger que Mamika s'est retrouvée devant les projecteurs.  Mise en scène telle une super-héroïne, une super mamie moderne : a 93 ans, Mamika vole d'aventures en aventures avec sa cape et son casque de moto. Cette saga, c'est un peu la déclaration d'amour de Sacha à sa grand-mère qui est sa super-héroïne et aussi, sa plus grande fan. Un film est en cours de tournage !

Bref les mamies, elles s'activent et moi j'aime ça !!

J'ai goûté... le cidre de glace !


Rien que le nom me fait rêver et m'évoque des étendues de  forêts canadiennes recouvertes d'un épais manteau de neige. J'avais d'abord lu un article dans un magazine féminin connu. Puis, un jour en me rendant dans un centre commercial, que vois-je ? Un stand de cidre de glace !! J'ai tout de suite foncé pour une petite dégustation.
 
Le cidre de glace, c'est un cidre ou alcool de pomme issu de la fermentation d'un jus de pomme concentré par l'action du froid naturelle. Cette idée vient du Québec et a été créée par un oenologue français installé là-bas au début des années 90. Les pommes sont cueillies en automne ou en hiver. La concentration des sucres doit s'effectuer par le froid naturel pour permettre la séparation du nectar et de la glace. Lorsque le nectar est prêt il est fermenté à basse température pendant plusieurs mois. 
Le cidre de glace nécessite 4 à 5 fois plus de pommes qu'un cidre classique, d'où le prix un peu élevé.
Il existe une grande variété de cidres de glaces : des pétillants ou non, avec des temps plus ou moins long de fermentation, avec des mélanges de différentes variétés de pommes, issus de récolte d'automne ou d'hiver, plus ou moins alcoolisés.
Quant à moi, j'ai gouté deux sortes de cidre de glace.
 
 Le premier est dit mousseux : il est plus proche du cidre que nous connaissons mais beaucoup plus subtil, plus léger. Il est moins sucré et malgré son bon goût de pommes, il se rapproche un peu plus d'un champagne. Une robe d'un doré délicat, au nez une odeur de pommes fraîches et de fleurs blanches, au gôut un parfait équilibre entre le sucre et l'acidité. Un cidre parfait pour l'apéritif, avec des fruits de mer ou desserts fruités.
 
 
Le deuxième ressemble beaucoup plus à un vin cuit. Une robe caramel blond, au nez des arômes de pommes mûres, au goût une entrée en bouche fruitée, franche et moelleuse, des arômes de pommes profonds bien équilibrés par une acidité toute en nuance. Accompagne très bien les fromages, le foie gras et les dessert, parfait pour l'apéro.
Il existe bien d'autres sortes de cidres, plus ou moins forts en alcool, plus ou moins matures, adaptés à l'apéritif, pour accompagner un plat ou utilisé comme digestif. La palette est très riche à explorer.
J'ai acheté une bouteille de cidre de glace mousseux pour faire découvrir à des amis et ils ont beaucoup aimé. Pour le moment ce cidre n'est pas encore très commercialisé en France, on en trouve cependant dans certains Nicolas, chez Inno à Montparnasse, aux Galeries Layettes Gourmet, à la Grande Epicerie de Paris et sûrement à bien d'autres endroits : il faut chercher. Sinon il est bien sûr possible de passer commande sur internet.
Au Québec, il y a une cinquantaine de producteurs de cidre de glace. Le cidre Neige est le plus médiatisé et récompensé. En France, malgré des conditions climatiques moins favorables , il commence à se développer  : le Dupont Cidre de glace Givre venu de Normandie par exemple.
Belle découverte!!

mercredi 27 février 2013

Envolée nantaise


Malgré un vent du large quelque peu glacial, ce weekend nantais fut exaltant et plein de surprises... Laissez-moi vous conseiller quelques détours qui valent le coup si vous souhaitez y faire un petit saut.
 
Pour commencer nous avons laissé nos bagages à l'hôtel Amiral. Situé en plein centre ville, proche du Théatre Graslin, cet hôtel est idéalement placé. L'accueil est très chaleureux, les chambres modernes et très propres. La connexion wi-fi est gratuite, il suffit de demander un code à l'accueil.  A 54 euros la nuit pour une chambre double pour 2 personnes, c'est vraiment très bon marché par rapport à la qualité du service.
 
Nous commençons notre ballade par un petit tour dans les ruelles, pleines de boutiques qui raviront les plus gourmets : chocolats merveilleux, fromages à point, caramels fondants, pâtisseries alléchantes, brioches aux pommes, kouign-amann dorés,... mille et unes douceurs qui raviront les palais les plus fins.
Descendez l'escalier en bois monumental du passage Pommeray, galerie marchande construite en 1843. Vous pourrez y flâner à l'abri des intempéries en admirant l'architecture, les sculptures, la grande verrière et huit médaillons représentant des personnalités de la région. Vous pourrez également faire du lèche-vitrine devant les multiples boutiques installées dans le passage.

Pour l'heure du thé, rendez-vous à La Cigale. Située place Graslin, cette brasserie classée monument historique vaut le détour rien que pour son décor typique "Art Nouveau". Haut lieu des rencontres bourgeoises et des artistes du théâtre Graslin au 19ème siècle, il accueillait régulièrement  André Breton et Jacques Prévert. Le lieu est époustouflant de beauté, cependant la qualité des mets proposés n'est pas au rendez-vous. Les gourmandises n'ont rien d'extraordinaire et ma tarte au citron n'était vraiment pas très bonne, la ganache notamment, avait un très fort goût d'oeuf. Quoi qu'il en soit allez-y juste histoire de prendre un thé, le temps d'admirer les céramiques.
 
Le lendemain matin, nous commençons par déguster l'excellent petit déjeuner de l'hôtel : des produits locaux, bios ou issus du commerce équitable. Des viennoisseries, différentes sortes de pains frais et de brioches, des pancakes. Un large choix de confitures et de pâtes à tartiner. Du bacon, des oeufs durs, des fromages goûteux. Des compotes, des fruits frais, jus d'orange... Plusieurs sortes de thés, du café, du chocolat chaud,... Nous nous sommes régalés!
 
Bien repus, nous nous dirigeons vers le château des ducs de Bretagne. Ce château est magnifiquement rénové. Nous nous sommes balladés le long des remparts puis nous nous sommes dirigés vers la nouvelle exposition du château : "Exposition En guerres, 1914-1918/1939-1945, Nantes/Saint-Nazaire". Cette expo a été conçue avec la contribution des habitants de Nantes et de Saint-Nazaire. C'est grâce aux objets, aux lettres, aux affiches retrouvés dans les greniers des locaux que cette exposition participative a pu voir le jour. Vraiment très bien conçue, elle ravira les amateurs d'histoire comme les dilettantes.  Cette expo est d'autant plus émouvante qu'elle nous fait rentrer d'une certaine manière dans l'intimité des Nantais qui ont vécu la guerre ; lettres du front, stylo plume fabriquée à partir de balles de fusil, photos amateurs, tenues de camp, bons de rationnement,... autant de fragments d'histoire empreints d'émotions.

Ensuite nous sommes allés à la Crêperie Jaune, lieu que je ne vous conseille pas. Malgré un bon accueil, la qualité des produits n'est pas au rendez-vous, la pâte à crêpe est fade, les garnitures ne sont ni variées, ni originales. Pour couronner le tout, la crêperie expose en ce moment les oeuvres morbides d'un artiste nommé Harold Gaillard : portraits de personnages tout droit sortis de films d'horreur.
La prochaine fois j'essayerai la crêperie Penn Kalet, rue Armand Brossard. Très bien évaluée sur Trip Advisor et aux vues de la carte des galettes, elle a l'air bien plus à la hauteur !! (http://pennkalet.com/creperie-nantes/)

L'après-midi nous nous rendons à pieds, pour une petite ballade digestive, aux Machines de L'île. Nous longeons les quais, nous passons par le mémorial de l'abolition de l'esclavage. Je ne savais pas mais Nantes était une bien plus grande plaque tournante d 'esclaves que Bordeaux avec plus de 450000  esclaves déportés depuis Nantes vers les colonies, soit 43% des esclaves. Nantes était le premier port négrier français au 18ème siècle. Le mémorial est conçu comme si le visiteur était dans la soute d'un bateau avec vue sur la Loire. Tout du long , des textes à la mémoire des esclaves ainsi que des panneaux explicatifs.

Ensuite, direction les "Machines" !! Le Grand Éléphant  est de sortie, les enfants crient de joie, courent après, narguant le colosse aux pattes de bois. Ceux qui sont sur l'Eléphant saluent ceux restés au sol, excités d'être passager d'une créature fantastique. Ce pachyderme mécanique de 12 mètres de haut et de 48 tonnes est imposant et majestueux. Il a fallu 30 mois et 70 000 heures de travail pour créer cette machine. Les machines de l'île c'est en quelques mots : des inventions à la croisée des mondes fantastiques de Jules Verne et de l'imagination ingénieuse de Léonard de Vinci. Installés sur l'île de Nantes, sur les anciens chantiers de constructions navales, les créateurs travaillent à leur projet artistique : un manège où les poissons des bas fond remplacent les petits chevaux, une raie Manta, un bateau dans la tempête. Toutes  les créations s'animent au fil de la visite, parfois avec la participation des visiteurs. Cette sortie est idéale pour les enfants et les adultes qui ont gardé leur âme d'enfant. Seul hic le vent glacial a un peu écourté la visite, la prochaine fois, nous viendrons par temps plus doux.

Pour nous réchauffer nous nous dirigeons vers "Le nid", bar insolite situé au 32ème étage de la Tour des ducs de Bretagne. Ce bar est tellement bien niché qu'il n'est pas repérable par les passants. L'entrée se fait au compte goutte au rez de chaussée de la tour selon les places disponibles dans le bar et dans l'ascenseur. En haut, une cigogne géante lovée tout autour d'une salle circulaire. Nous rentrons dans l'antre de l'animal, gardienne de Nantes, depuis son mirador. Nous commençons par faire le tour de la terrasse où nous profitons d'une vue panoramique de la ville, juste splendide !! Ensuite nous prenons place sur des "oeufs-sièges" ou bien sur le cou  de la cigogne. L'ambiance est jeune et décontractée, le service sympathique. Une expérience insolite et cigognesque !

Le soir, je vous conseille de vous rendre dans un restaurant de fruit de mer. Le Paludier, situé dans le quartier Graslin a l'air fantastique, les avis sur le resto sont très positifs : service chaleureux et attentif, produits de qualité, cuisine raffinée, une référence nantaise pour déguster du poisson et des fruits de mer.
 
Le lendemain matin, pour clore ce petit weekend en beauté et faire le plein de bons produits, nous nous rendons au joli marché couvert de Talensac. Des étales plus appétissantes les unes que les autres, des produits locaux et d'autres plus exotiques. Les commerçants vous font goûter leurs produits  et c'est l'occasion de découvrir les spécialités locales: curé nantais, poissons de Loire, fruits de mer, légumes frais, fouace, gâteaux nantais, rigolettes, caramels au beurre salé, muscadet...

Ca y est le weekend s'achève et c'est la tête pleine de beaux souvenirs et la valises pleines de bons produits que nous rentrons sur Paris.
 
 
 

lundi 28 janvier 2013

Pourquoi les médicaments affolent-ils ?

Tous les mois, un médicament est montré du doigt par les médias parce que soit disant "il est très néfaste", "il provoque la mort ou a des effets délétères sur la santé". C'est LE scandale du mois, les entreprises pharmaceutiques et les médecins nous empoisonnent : les méchants !!! 
 Alors j'aimerais bien qu'une fois pour toute cela soit dit : quel que soit le médicament que vous consommez, mesdames, messieurs, du Doliprane à l'immunosuppresseur en passant par la pilule contraceptive, il peut être DANGEREUX pour votre santé !!! Certaines personnes diront alors : "les médicaments ne sont-ils pas étudiés pour soigner ?" Et je répondrais à tous ceux que ce sujet concerne : "Et bien oui les médicaments sont étudiés pour améliorer l'état de santé à condition qu'ils soient consommés à bon escient et, dans l'optique, que le bénéfice qu'il apportera au malade sera supérieur aux risques encourus à sa consommation". Parce que oui prendre un médicament est risqué, ils ont tous des effets secondaires, des effets indésirables, sont incompatibles avec certains aliments, certaines substances,... 

Prenons l'exemple des corticoïdes ou anti-inflammatoires stéroïdiens, ils sont indispensables  au traitement de nombreuses pathologies inflammatoires comme l'asthme, la polyarthrite rhumatoïde, ou encore le lupus. Sans ce traitement l'asthmatique étoufferait, le patient atteint de polyarthrite ou de lupus ne pourrait soulager ses atroces souffrances. Mais ce traitement qui est fabriqué à base d'hormones stéroïdiennes peuvent provoquer de nombreux effets secondaires tels que : prise de poids, rétention d'eau, hypertension, acné, retards de croissance, ostéoporose et augmentation du risque de fracture, diabète et ulcère gastro-duodénal. Pour ces malades  le bénéfice de la prise de traitement est sans appel : l'asthmatique préfèrera pouvoir respirer et celui qui souffre de lupus préfèrera avoir moins de douleurs. C'est le même principe pour tous les médicaments, il faut faire la balance BÉNÉFICES/RISQUES avant toute prise de traitement.

Pour terminer, je dirais juste un mot à propos du nouveau scandale concernant la pilule Diane 35: d'une part il est connu que fumer en prenant la pilule est à haut risque d'embolie pulmonaire et autres troubles thrombo-emboliques pouvant être mortels. Secondo, si les consommateurs ne sont pas informés c'est bien dommage parce que cela signifie qu'ils n'ont pas lu la notice. Tercio, il arrive que certains effets délétères d'un médicament ne soient découverts que tardivement. En effet, il n'était pas prévu que le Médiator ou encore certaines chimiothérapies anti-cancéreuses endommagent le cœur lorsque les traitements ont été commercialisés. Il ne faut pas oublier que cela est très difficile pour l'ANSM (Agence Nationale pour  la Sécurité du Médicament) et les entreprises pharmaceutiques de tester les effets d'un médicament sur le long terme alors que la demande de soin fait pression pour avoir de nouveaux traitements permettant d'améliorer l'état de santé des malades . Il faudrait respecter un délai de plus d'une cinquantaine d'années avant la commercialisation, ce qui est impossible vu la forte demande. La seule chose qui serait scandaleuse serait de commercialiser un médicament que l'on sait très néfaste pour la santé ou de cacher des effets secondaires et indésirables connus. Il faut juste accepter le fait que, prendre un médicament, c'est  l'espoir de guérir mais aussi le risque d'endommager son organisme sinon il ne faut pas en consommer.

Où déguster un bon chocolat chaud et des churros à Barcelone ?


Si vous passez par Barcelone un de ces jours, il faut faire un tour à la Granja Dulcinea !! Jamais je n'avais mangé un aussi bon "Xocolata amb Xurros " (dixit Chocolat chaud avec des Churros) depuis celui que me faisait ma grand-mère espagnole lorsque je venais passer mes vacances d'été chez elle. Un chocolat chaud onctueux et savoureux avec des churros croustillants à souhait, un vrai délice !

 
Cette chocolaterie située dans une petite ruelle du quartier gothique est une des plus anciennes de la ville. Elle a gardé sa devanture et son architecture d'ancien négoce de vins et d'huiles. Le cadre est authentique, les garçons de café en uniforme mais l'ambiance, chaleureuse et détendue. Ce n'est pas une chocolaterie tape à l’œil, nous sommes tombés dessus au détour d'une ruelle par hasard... une bonne surprise !!

La Granja Dulcinea est ouverte tous les jours de 9h à 13h et de 17h à 21h. Elle se situe près de l'arrêt de métro Liceu, au n°2 Calle Petrixol dans le Barri Gotic de Barcelone.

samedi 5 janvier 2013

Sublime TATIN


Laissez moi vous introduire la merveilleuse recette de la tarte Tatin.
Tout commence dans la  Sologne du 19ème siècle où deux soeurs, Stéphanie et Caroline Tatin  acceuillent dans leur hôtel-restaurant les voyageurs affamés faisant escale ou achevant leur périple à la gare de Lamotte-Beuvron.
Un jour, un dimanche d'ouverture de la chasse, une des soeurs Tatin, étourdie, fit brûler sa tarte aux pommes. Seulement,  elles recevaient justement ce jour là dans leur auberge, les chasseurs de la ville venant se rassasier aprés l'effort et, il fallait coûte que coûte sauver le dessert !! Devant la catastrophe culinaire, elle décidèrent avec audace de noyer le poisson en jetant à la poubelle la pâte brulée, ne gardant que les pommes déjà bien caramélisées et de rajouter une nouvelle pâte par dessus pour éviter que les pommes ne brûlent davantage, puis le four a fini son oeuvre. Cette tarte délicieuse eu tout de suite un franc succès et elle devint la spécialité du restaurant. Les voyageurs de passage à Lamotte-Beuvron se chargèrent de diffuser la découverte culinaire qui bientôt sera à la carte de nombreux restaurants. C'est comme cela, dit-on, qu'est née la maintenant célèbre tarte des demoiselles Tatin.
 
Maintenant voici selon moi, la meilleur recette de tarte Tatin et c'est celle de Pierre Hermé. Sa réalisation est très facile. Même moi, qui je dois l'avouer ne suis pas très douée en cuisine, j'ai été bluffée par le résultat.
 
 
Pour 8 personnes, soit un moule à manqué de 24 cm de diamètre :

1  pâte brisée maison : 200g de farine, 100g de beurre demi-sel légèrement mou ( j'ai mis du beurre doux pour la pâte)/ pommade, un peu d'eau très froide

1.5 kg de pommes parfumées, boskoop ou canada  (j'ai mis un peu des deux sortes)
200g de sucre en poudre
130g de beurre demi-sel
Quelques pincées de cannelle

Préparation de la pâte brisée.
 
Dans un grand bol ou dans le bol d'un robot, verser la farine.
Ajouter le beurre demi-sel ou doux légèrement mou / pommade  et commencer à sabler la pâte et à mélanger. Lorsque l'appareil est homogène, l'aspect est sablé et on ne voit plus de traces ou de morceaux de beurre.

Ajouter un peu d'eau très froide pour que la pâte se façonne en une boule lisse et homogène, surtout pas sèche, ni collante.

Quand la pâte s'amalgame en une belle boule, arrêter de mélanger. Si on pétrit trop la pâte, elle sera très élastique donc plus difficile à étaler.

Aplatir la boule en un disque épais, filmer et réfrigérer le temps de poursuivre la recette.

Il est important de toujours laisser reposer une pâte afin qu'elle s'étale facilement sans se rétracter ou trop chauffer.
A noter que la pâte brisée peut aisément se préparer la veille ou même en avance et être congelée.

Préparation des pommes caramélisées:

Préchauffer le four à 180°C.

Eplucher les pommes, les couper en 4 quartiers et retirer les coeurs.
Le caramel:
Dans une casserole, faire caraméliser à feu moyen, le sucre avec le beurre demi-sel coupé en gros des. Le caramel doit prendre une coloration brun-clair / doré, pas plus. Il ne doit pas trop brunir sous peine de devenir âcre et impropre à la consommation.

Verser ce caramel dans le moule à manqué de 24 cm de diametre ( ne pas utiliser de moule à charnière ! très important ! ). Y déposer les pommes " débout ", à la verticale dans le moule, très serrées les unes contre les autres, en rosace. Il ne doit plus y rester de place du tout entre les pommes.

Mettre quelques petites pincées de cannelle sur les pommes.

Enfourner pour 50 minutes en couvrant le moule, à mi cuisson, d'une feuille d'aluminium.
Après 50 minutes de cuisson, les pommes doivent etre tendres et comme confites.

Sortir le moule à manqué du four. Laisser totalement refroidir.

A noter que l'on peut aussi, faire cette cuisson des pommes la veille si l'on souhaite, par exemple, déguster la tatin le lendemain.
Il est préférable si l'on déguste cette tarte le lendemain, de cuire seulement les pommes la veille dans le caramel au beurre demi-sel et de faire la cuisson avec la pâte le jour J afin que la pâte soit croustillante et bien fraiche.

La mise en place de la pâte et cuisson générale de la tatin.

Sur un plan de travail fariné ou entre deux feuilles de papier sulfuriser, étaler le disque de pâte brisée au rouleau. Ni trop fin, ni trop épais.

Poser l'abaisse de pâte étalée sur le moule où les pommes caramélisées auront parfaitement refroidies  et couper l'excédent des bords exterieurs du moule au rouleau ou avec un petit couteau d'office en contournant bien et précisement la bordure exterieure du moule.

Rentrer un peu les bords de la pâte contre les parois comme pour " border " légèrement les pommes. Piquer le dessus de quelques petits coups de fourchette.

Enfourner, toujours à 180°C, pendant environ 25 à 35 minutes ( +/- selon les fours ), jusqu'à ce que la pâte soit joliment doré et cuite. Quand on tapote dessus avec une lame de couteau, on doit la sentir craquante et cuite.

Laisser tiédir dans le moule jusqu'au moment de servir puis démouler directement sur le plat de service.

Si l'on ne sers pas la tarte de suite, la remettre à tiédir quelques instants au four avant de la servir. Démouler ensuite sur le plat de service.

Ne pas démouler en avance car la pâte risquerait se s'humidifier avec la vapeur et de se ramollir.

Au besoin, passer une lame de couteau sur le pourtour de la tatin pour faciliter le démoulage mais normalement, vous n'en aurez pas besoin. La tatin se démoule très facilement.

Au moment de servir, saupoudrer d'un peu de cannelle moulue, juste quelques pincées.
 
Servir tiède, idéalement avec une délicieuse crème fraîche d'Isigny.
 
Un délice !!!!
 




lundi 10 décembre 2012

Quel repas pour le réveillon ?

Et oui Noël approche à grands pas !! Il me reste 14 jours pour concevoir un repas digne de ce nom !! Après avoir feuilleté à peu près tous les magazines culinaires qui existent, je vous propose une petite synthèse s'articulant autour de six menus aux inspirations cosmopolites. A vous ensuite de mixer les différents menus selon vos envies.

Tout d'abord, citons quelques produits phare du réveillon.
Pour l'entrée : st-jacques, saumon, langoustines, foie gras, gambas, boudin blanc, magret de canard.
Pour le plat : les volailles : chapon, dinde, canard, poulet de bresse.
                      les viandes: boeuf, veau, agneau.
                      les gibiers : biche, faisan, sanglier, lièvre.
                      les poissons : bar, st-pierre, saumon, turbot, lotte.
                      les crustacés : homard, langouste.
Pour les accompagnements : pomme de terre, châtaignes, risotto, choux, céleri, fruits secs.
Pour le dessert : glace, meringue, agrumes, fruits exotiques, châtaigne, chocolat, poire.

                                                                  Menu asiatique
 
L'entrée:
Rouleaux de printemps au foie gras
ou
 Sashimis de saumon au sésame et son chou croquant
 
Le plat :  
Faisan laqué au sirop d'érable
ou
 Homard en cocotte sauce mangue

 
L'accompagnement :
Riz noir aux shiitakés et kumquats au miel
ou
Tagliatelles de carotte au gingembre


 
Le dessert:
Ananas à la cannelle et au safran
ou
 Financier au thé vert, glace mangue
 

                    Menu anglo-saxon
 
Entrées :
Soupe de châtaigne et de céleri-rave
et ses sticks de jambon serrano
ou
Magrets au thé fumé et cèpes farçis
 
Plats :
Biche Wellington,jus truffé au banyuls
ou
Homard poché au beurre de gingembre et potiron rôti
  
Accompagnements:
Flan de girolles
ou
 Macaronis au vieux cheddar
 

Desserts:
Cheesecake à la mangue
 ou
           Brownie  grand soir chocolat, café et neige de coco
 
 
                                                           Menu Nordique

Entrées:
Blinis à l'encre de seiche et saumon gravlax
ou
Saumon frais mariné, rattes, radis noir et chantilly verte

Plats :
Koulibiac de saumon
ou
Boulettes suédoises


Accompagnements:
Pâtes caviar-vodka
ou
Choux vert aux marrons et au jambon bellota



Desserts:
   Pavlova aux fruits exotiques
ou
    Strudel au chocolat et aux poires caramélisées


Menu méditerranéen

Entrées:
Ravioles de foie gras, châtaigne et bouillon de cèpes
ou
Langoustes rôties à l'anis

Plats :
Canard rôti au citron
ou
Rôti de lotte en robe de chorizo


Accompagnements:
Risotto à la crème de parmesan et truffe
ou
Purée de potimarron à la badiane


                         Desserts:
                       Tarte verglas au pamplemousse
                        ou
                         Tarte au citron meringuée


Menu Français

Entrées:
Petits bocaux de pomme et foie gras
ou
Tartelettes croustillantes de boudin blanc

Plats :
Dinde de noël du sud ouest
ou
Poulet de Bresse au vin jaune, poêlée de champignons aux noisettes

Accompagnements:
Méli-mélo chataignes et figues
ou
Gâteau de pomme de terre et céleri à la truffe


 Desserts:
   Mont blanc aux marrons
   ou
     Pavé aux marrons et au chocolat


Menu des îles:

Entrées:
Tartare de crevette, mangue et avocat
ou
Nage de gambas à la citronelle et au lait de coco

Plats :
Cari poulet
ou
Langoustes à la créole

Accompagnements:
Risotto aux crevettes, coco et citron vert
ou
 Achards de légumes

Desserts:
Îles flottantes coco, citron vert, fruits exotiques
ou
Buche chocolat blanc, coco et coulis de mangue